02.07.2026
"Quinze ans de bonheur"
Après quinze ans chez Caritas Genève, Olivier Dunner est à l’aube de son départ à la retraite. Portrait.
Après vingt-cinq ans à la Coop, cinq au Centre social protestant, et quinze chez Caritas Genève, Olivier Dunner est à l’aube de son départ à la retraite. « Mon passage à Caritas Genève, c’est presque quinze ans de bonheur, avec des hauts et des bas comme partout, mais surtout des hauts, résume-t-il. J’ai eu beaucoup de plaisir, aussi bien avec les collègues qu’avec les client∙es. J’ai donné une dynamique professionnelle et je n’ai jamais senti de différence entre une Épicerie Caritas et le commerce traditionnel. »
« Mon passage à Caritas Genève, c’est presque quinze ans de bonheur. J’ai eu beaucoup de plaisir, aussi bien avec les collègues qu’avec les client∙es. J’ai donné une dynamique professionnelle et je n’ai jamais senti de différence entre une Épicerie Caritas et le commerce traditionnel. »
Olivier a pris son poste à la tête des deux épiceries sociales le 1er janvier 2012 : celle de Luserna, ouverte cinq ans plus tôt, et celle de Plainpalais, alors encore à la rue Jean-Violette depuis son ouverture en 2000. Peu après son arrivée, il assure le déménagement et la réouverture dans le passage 51-53 de la rue de Carouge. Il s’évertue dès lors à faire la promotion des Épiceries Caritas : « J’ai dû faire près d’une centaine de présentations dans les services sociaux privés et publics qui distribuent nos cartes afin de faire reconnaître notre travail et augmenter la fréquentation », explique-t-il.
A-t-il constaté un changement dans la clientèle ? Olivier nous rétorque, le sourire aux lèvres : « Les épiceries c’est comme Tintin : de 7 à 77 ans et dans toutes les langues ! Nous n’avons pas de client type, c’est multilingue, multiculturel, multigénérationnel. »
La principale évolution au cours de ces années, c’est la professionnalisation et la formation : « On a été les premiers de la coopérative nationale (Caritas Markt) à professionnaliser les magasins avec des gérant∙es diplômé∙es et à former des apprenti∙es. Maintenant, toutes les Épiceries Caritas en Suisse sont comme nous. À Genève, nous avons formé 35 apprenti∙es. C’est gratifiant de voir où en sont arrivés certain∙es. »
Avant son départ, Olivier nous confie : « Ce sont des magnifiques épiceries de quartier. La proximité avec la clientèle, un rythme différent que dans les grandes enseignes, et l’absence d’objectif de chiffre d’affaires nous laissent seulement la possibilité de faire notre métier de vendeur. La base du métier, c’est s’occuper des client∙es, des apprenti∙es, du personnel et de la marchandise. C’est le métier que j’ai appris et que j’ai voulu transmettre. »
Article paru dans le Rapport d'activité 2025, p. 21. (Version online)